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Cosmicomics


Public : Tout public

Thème scientifique : Astronomie / cosmologie

Forme artistique : Théâtre

Durée :

d’Italo Calvino

Interprétation de Yohann Mateo Albaladejo
Mise en scène de Claude Bonin
Scénographie de Michel Hellas
 

Sur scène, un acteur, la magie du théâtre, et trois fois rien revisitent trois fables, extraites des Cosmicomics d’Italo Calvino : « Tout en un point », « L’oncle aquatique » et «  Les dinosaures ».

Il suffit de peu de choses. Une lentille de verre, des jeux de mains, des rais de lumière, un peu de poudre de perlimpinpin et le voyage cosmique commence : de la naissance des étoiles à la survivance des dinosaures.
« L’univers est donc en expansion ! Mais pourquoi ? Et comment ? - Grâce aux tagliatelles », répond Qfwfq.

Trois drôles de récits à la frontière de la science et de la poésie. De la relativité des lois à la juste utilisation des objets, il n’y a qu’un pas, un micron de poésie au carrefour des contingences, où vient malicieusement fourcher la théorie. C’est de ces petits trous de lumière que Calvino fait surgir sa cosmogonie personnelle, entre humain et humour, plat de tagliatelle et formules chimiques. L’occasion tant attendue de résoudre, entre autres mystères, celui de la soudaine extinction des dinosaures.

Madame Joëlle Bouhout des Editions du Seuil.
On connaît les aventures de Gulliver, du Baron de Munchausen ou de Micromégas on prendra plaisir à découvrir celles de Qfwfq. Né en 1965 de l’imaginaire d’Italo Calvino, Qfwfq est là depuis que le monde est monde.

Particule lorsque toute la matière de l’univers était concentrée en un seul point, il sera plus tard molécule, mollusque, amphibien et même pendant une petite cinquantaine de millions d’années : Dinosaure.

Aussi lorsque Qfwfq nous conte trois de ces étonnantes aventures au moyen de lentilles, d’aquarium ou de théâtre d’ombres, c’est à un voyage dans l’espace, le temps et le “gai savoir” qu’il nous convie. Et avant de disparaître dans la foule et prendre le premier train venu, il nous laisse en guise de trace de son passage : son reflet au fond de nos yeux, son image dans le palais de glaces des rétines ...

Qui, par une nuit d’été, à la contemplation de la voie lactée et des étoiles filantes ; ne s’est posé la question “Comment tout cela peut exister ?”. - “grâce aux tagliatelles de Madame Phi(i) Nko qui, faute d’espace pour rouler la pâte inventa l’univers” répondra Qfwfq.

De même à la lancinante question sur la soudaine extinction des Dinosaures ; notre héros qui a vécu cette situation de l’intérieur, vous contera combien cette espèce affublée d’attributs (bestialité, mentalité étroite, cruauté,...) si lointains de la réalité d’alors, a préféré se retirer à tout jamais dans une jungle où elle peut régner désormais paisiblement.
Mais ne dévoilons pas plus avant les secrets de ce voyageur de l’espace et du temps. Laissons le conter, jongler, voler avec les années-lumière, les galaxies, le temps et les tyranniques théorèmes. L’humaine condition est affaire de regard. Et, il suffit parfois de le porter un micron plus à droite ou plus à gauche pour que l’infiniment grand apparaisse.

Italo Calvino a écrit Le cosmicomiche en 1965.
Recueil de douze nouvelles, nous en avons extrait trois.
Cosmicomics est traduit en français par Jean Thibaudeau et
publié aux Editions du Seuil - collection Points.

 

Italo CALVINO

D’origine Ligurienne, Italo Calvino (1923 - La Havane, 1985 - Sienne) fait son entrée en littérature dès l’après-guerre avec des récits sur la résistance italienne
Le Sentier des nids d’araignées, Le corbeau vient le dernier.
Il a ensuite publié : sous le titre collectif de Nos ancêtres, trois romans Le Vicomte pourfendu, Le Baron Perché, Le Chevalier inexistant ; les nouvelles de Marcovaldo ; des récits sur l’Italie moderne Aventures, La Spéculation immobilière, La Journée d’un scrutateur ; des fictions centrées sur la science Cosmicomics, Temps zéro, sur les tarots Le Château des destins croisés ; un grand roman sur le lecteur
Si par une nuit d’hiver un voyageur ; un autoportrait ironique Palomar. Membre de l’Oulipo, il était également un essayiste aigu dont les interventions ont été recueillies dans La Machine littérature et dans Collection de Sable. Ont été publiés à titre posthume Sous le soleil jaguar, Leçons américaines, La Route de San Giovanni, Pourquoi lire les classiques et La Grande Bonace des Antilles.

Dernière mise à jour le 28 février 2012