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Un grain de cerveau


Public : Tout public

Thème scientifique : Médecine

Forme artistique : Théâtre

Durée :

Ecrit, joué et mis en scène par Florent Meyer

Un personnage imaginaire accusé d’un crime imaginaire et passant devant une cours d’assise :
Tous les protagonistes de l’affaire sont joués par une seule personne car l’étude du cerveau montre cette dualité unité, où le scrutateur est en même temps le scruté ! Le juge et la partie !
Des cas neurologiques d’aphasie, d’héminégligence, d’agnosie visuelle, seront exposés, incarnés à travers des scènettes humoristiques où les membres indépendants du patient (jambe, bras) ou même des lobes particuliers du cerveau s’exprimeront comme des personnages à part entière !
Ces expériences ébranlent nos notions de l’espace. L’acteur testera ses nouvelles contraintes, comme lorsqu’on est aveugle ou paralysé.


La cervelle, de cerebellum...
La cervelle des animaux est un abas prisé, celle des humains a toujours été le siège des mystères, l’organe le moins maîtrisé par l’anatomie, siège de la raison puisque situé dans la tête, partie noble ! Noble au point d’être dissociée par les médecins du corps, le corps s’arrête au cou !
La tête est aussi le siège du goût, de l’ouïe, de l’odorat, de la vue, soit 4 sens ! et de la parole ! c’est une partie sacrée, et la seule qui n’entre dans notre champ de vision qu’au moyen d’une glace !
Lorsque l’être humain est dérangé, adopte des comportements anormaux c’est le cerveau qui est atteint, le fou, l’idiot du village, est une sorte de monstre qu’il faut reléguer, l’asocial doit être mis à l’écart !
Le cerveau et l’esprit, sont souvent confondus, car la matérialité de ce corps nerveux dérange ceux qui ne peuvent concevoir l’homme comme unique produit de l’évolution, de la sélection naturelle !
L’idée que la pensée humaine, l’esprit, la conscience, le raisonnement, les capacités d’anticipation, de jugement, de prise de décision, les sentiments sont le résultat historique d’un processus physiologique, est toute récente, elle date d’à peine plus d’un siècle !
L’intérêt pour les comportements « anormaux », au 19ème a été un facteur déterminant, le souci des médecins est de guérir, d’aider des hommes et des femmes que leurs comportements écartent de la vie
sociale ! Le matérialisme, la progression des études scientifiques permettent cet état d’esprit, bien qu’encore timide !
Le malade n’est plus un suppôt du malin, ses troubles ont une cause, les pratiques de l’autopsie sur des cas non résolus, ouvrent des perspectives, la description clinique des lésions révélées font connaître les fonctions de tels et tels centres du cerveau !
Il faut attendre l’avancée technique de la fin du 20ème , avec l’imagerie cérébrale, la tomographie, seules capables de rendre compte de l’activité et des lésions du cerveau pour que la neurologie fasse des pas décisifs dans la connaissance de son fonctionnement ! et sa capacité à réparer les dommages, soulager les souffrances !
Les neurologues, rejoignant les philosophes du 18ème, Diderot, La Mettrie, se sentent les dépositaires d’un capital d’informations inédit, par lequel une réflexion décisive sur le statut humain peut et doit croître !
Les enjeux sont naturellement médicaux, le neurologue soigne des pathologies, mais cette étude brûle les doigts et tous les spécialistes éminents, Edelman, Damiasso, sortent de leur domaine scientifique pour conforter des appréciations personnelles philosophiques sur l’existence !
Si l’astrophysique a conquis l’histoire du monde en réussissant à remonter à ses sources le big bang, la neurologie remonte, après la paléontologie, à l’histoire de l’esprit, de la conscience, de ce qui constitue outre un squelette, une physiologie la spécificité humaine !
OBJECTIFS :
L’enjeu de ce projet est double : faire connaître toute l’étendue des recherches sur le sujet en plongeant le spectateur non plus dans un domaine d’on il connaît les repères ( style le cerveau est un ordinateur...etc) mais dans la magie neuronale, dont le
fonctionnement est au contraire hors norme bien que commun à l’ensemble de l’humanité ! Il s’agit de donner quelques notions médicales sur cette merveille qu’est le corps humain, puisqu’en effet le cerveau n’est qu’un organe parmi d’autre du corps de l’homme !
Il est en effet paradoxal que ces notions connues du grand public sur les pathologies cérébrales ne soient finalement pas plus accessibles que ne l’est la mécanique quantique qui a redéfinit toute la pensée scientifique, philosophique depuis un siècle !
La psychanalyse est entrée dans les mœurs, les notions d’astrophysiques sont dévoilées aux amateurs de plus en plus nombreux, il est temps d’acquérir quelques clés sur nous même, notre cerveau !
Le théâtre étant une représentation de l’imaginaire, le cerveau lui même et son étude n’étant, loin s’en faut, définitive, il nous apparaît essentiel d’introduire des éléments de fiction dans ce spectacle !
Dont la portée pédagogique sera pour le public de voir expérimenter par l’acteur les composantes mises en lumière par les sciences, du fonctionnement de notre personnalité !
Un personnage imaginaire accusé d’un crime imaginaire et passant devant une cour d’assise : Tous les protagonistes de l’affaire sont joués par une seule personne car l’étude du cerveau montre cette dualité unité, où le scrutateur est en même temps le scruté ! le juge et la partie !
Des cas neurologiques d’aphasie, d’héminégligence, d’agnosie visuelle etc...seront exposés, incarnés à travers des scènettes humoristiques où les membres indépendants du patient( jambe , bras), s’expriment !
Ces expériences ébranlent nos notions de l’espace l’acteur teste donc pour son jeu ces nouvelles contraintes, comme lorsque l’on est aveugle ou à demi paralysé.
Par des jeux de dédoublement ( incarnation de plusieurs personnages, la dissociation des parties de son corps – isolées grâce aux lumières, l’acteur rend les perceptions d’un patient atteint par telle ou telle lésion cérébrale !
Des scènes dialoguées et amusantes entre les fonctions du corps annihilées et la personne maladeillustrent diverses pathologies induites par des lésions cérébrales
Les scènes d’un procès entre Un cerveau coupable et son juge, sont comme autant de dialogues entre SOI et ses différentes facettes .
Les lumières et des projections de diapositives dans l’espace scénique, visualiseront des mécanismes spécifiques de la conscience !
La Mise en Scène ! 1° Savoir scientifique
Une première partie donne le plus concrètement possible les éléments essentiels à la compréhension de la géographie et des différentes fonctions du cerveau grâce à des projections de coupes anatomiques, de dessins, IRM etc...
L’historique de la recherche et des découvertes en neurologie seront évoquées pour en comprendre les enjeux !
La pièce tend vers une pédagogique rigoureuse mais accessible aux néophytes.
2° Le jeu
Une seconde partie fera la part belle à la fiction d’une mise en procès du cerveau, afin de préciser et d’illustrer les mécanismes psychiques neuronaux
Par des jeux de dédoublement ( incarnation de plusieurs personnages, la dissociation des parties de son corps – isolées grâce aux lumières, l’acteur tentera de rendre les perceptions d’un patient atteint par telle ou telle lésion cérébrale !
Des scènes dialoguées et amusantes entre les fonctions du corps annihilées et la personne maladeillustreront diverses pathologies induites par des lésions cérébrales
Les scènes d’un procès entre Un cerveau coupable et son juge, seront comme autant de dialogues entre SOI et ses différentes facettes .
Les lumières et des projections de diapositives dans l’espace scénique, visualiseront des mécanismes spécifiques de la conscience !
Propositions pédagogiques sur la thématique du cerveau :
A partir des thèmes abordés par le spectacle, la compagnie propose des ateliers amenant les participants à s’interroger sur les enjeux du cerveau et les façons, personnelles pour chacun, d’en rendre compte, par le corps, l’investissement de l’espace, les pratiques du langage, le point de vue qu’il induit par la représentation des sens, les jeux de la mémoire !

Dernière mise à jour le 21 février 2012