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Public : Tout public
Thème scientifique : Histoire des sciences
Forme artistique : Théâtre
Durée :
Mots-clés : Théâtre tous publics -Histoire des sciences et des sociétés, histoire de l'Encyclopédie
Création en 2004 - Création de la version légère en février 2011
Adaptation et mise en scène : Pierre
Longuenesse
Musique : Frédéric Ligier
Avec : Anne-Catherine Chagrot, Pierre Longuenesse, Frédéric Merlo,Laurent Lovie, Karl Baraquin, Patrick Thoraval , et trois enfants en alternance.
Scénographie : Mélanie Lusseault
Conseillère pour le
mouvement : Maïtreyi
Lumière et effets lumineux : Olivier Vallet
Costumes :
Solène Delarue et Stéphanie Lehéricey
Son : Olivier Millo
Régie : Jennifer Montesantos
Une Co-production Compagnie du Samovar/CAC Georges Brassens
de Mantes-la-Jolie, avec le soutien du Ministère de la culture (DRAC Ile-de-France), du Ministère de la Recherche (DRRT Ile-de-France), du Conseil général des Yvelines, du Val de Marne et de l’Essonne, de la Ville de Paris, de la Spedidam, et du Théâtre des Quartiers d’Ivry.
L’histoire se déroule en une grande journée à la fois symbolique et
réelle : réelle, commençant dans le cabinet des philosophes, le matin, à Paris,
se poursuivant dans le salon du Grandval (chez les d’Holbach, hôtes des
Encyclopédistes) l’après midi, se prolongeant au théâtre le soir, et se
terminant dans la solitude d’une nuit d’insomnie de Diderot. Symbolique parce
que cette journée est une image du cycle entier de la construction de
l’Encyclopédie, de ses débuts, jusqu’au choc de l’arrêté de 1759 précipitant la
crise au sein de l’équipe des Encyclopédistes, et notamment la rupture entre
Diderot et d’Alembert.
Cette journée se déroule donc de façon discontinue, en dix tableaux
successifs tels dix chapitres d’un roman théâtral. Un personnage d’aujourd’hui,
insolite et facétieux, Mademoiselle, nous raconte l’histoire, introduit les
personnages, nous emmène d’une scène à l’autre, expliquant les lieux ,
commentant les situations. Lorsqu’elle en éprouve le besoin, elle entre dans la
fiction qu’elle présente, jouant les différentes interlocutrices féminines de
nos deux héros, pour les encourager ou les contredire.

Nous voyons ainsi Diderot et d’Alembert à l’œuvre dans leur bureau,
commençant par plaisanter sur l’obscurantisme religieux, puis plongeant dans la
préparation de quelques articles d’optique. Emporté par l’enthousiasme,
d’Alembert s’entraîne devant une Académie imaginaire à présenter son discours
préliminaire. Plus tard nous voyons les deux mêmes chez madame d’Aine,
belle-mère du Baron d’Holbach et marraine des Encyclopédistes, dans son château
du Grandval. L’arrêté d’interdiction de l’Encyclopédie vient de tomber, et
l’ambiance oscille entre gaieté un peu apprêtée et vraie angoisse, plaisanteries
après boire et réflexions métaphysiques. Cette gaieté est brusquement rompue par
l’irruption dramatique de tous les fantômes des opposants à L’Encyclopédie, se
répandant en invectives et en sarcasmes. D’ailleurs, voilà tout le monde bientôt
transporté à La Comédie Française, le soir de la création de la pièce de
Palissot Les Philosophes. La tension est à son comble, d’Alembert se retire,
excédé par les critiques, et Diderot est effondré.
Les chanteurs
et l’enfant encadrent toute la fable, assistant Mademoiselle, ouvrant et
refermant le spectacle, l’animant d’un intermèdes musicaux, jouant les fantômes
et les serviteurs.
Dernière mise à jour le 17 février 2012